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Catalogue


  • Les débuts de l'art

    « La science de l’art doit étendre ses études à tous les peuples. »
    « Toutes les civilisations, toutes les formes d’art ont un droit égal à la science. »
    « On ne saurait excuser un savant qui de notre temps construit des théories sur l’art, sans savoir que l’art européen n’est pas le seul art qui existe, l’art en soi. »

     

    Voici  un  essai  qui,  tout  en  fondant  une  anthropologie  de  l’art, ou plutôt « des arts » comme le montre C. Breniquet dans son introduction, s’élève contre l’ethnocentrisme, contre la hiérarchisation des arts… Bien plus,  il  proclame  une  reconnaissance  de  tous  les  arts  chez  tous  les peuples,  à  toutes  les  époques  et  sous  toutes  ses  formes,  qui prend  des allures de véritable déclaration des droits de l’homme et de l’artiste.

    A  partir  de matériaux  ethnographiques  et  préhistoriques, Grosse  se propose  de  cerner  l’essence  de  l’art  du  point  de  vue  scientifique, mais fait  montre  en  même  temps  d’un  véritable  humanisme  et  d’une attention  au  croisement  des  sciences  humaines  pour  comprendre  les pratiques les plus éloignées de sa culture originelle.

    Salué  par  le musée  du Quai  Branly,  comme  «  précurseur  »  dans  le champ  des  arts  dits  primitifs,  Grosse  se  révèle  une  excellente introduction  à  toute  réflexion  sur  les  arts  actuels,  car  loin  des cloisonnements  chers  à  l’histoire  de  l’art,  il  donne  une  place  aux ornements  corporels,  à  la  danse,  à  la  poésie,  aux  pratiques  jugées « primitives » et qui aujourd’hui renouvellent la scène artistique hors des musées et hors de l’Occident.

    19.00 €
  • L’histoire de l’art et ses traductions

    Le présent recueil explore l’influence du « presque » et de l’« autrement » de la traduction sur les développements de l’histoire de l’art, du XVIe siècle à son institutionnalisation au XIXe siècle, jusqu’à ses pratiques actuelles. Les rapports franco-allemands, dans la continuité des transferts culturels, et la question de la diffusion de la langue anglaise, dans le sillage de l’histoire globale de l’art, dominent l’actualité de la recherche dès lors qu’il s’agit de conjuguer histoire de l’art et traduction. Pourtant ce champ d’étude reste encore très largement à explorer et pourrait reconfigurer une certaine appréhension de l’histoire de l’art. En effet, par son caractère pluriel, la traduction offre toute latitude pour analyser des contextes, des situations et des acteurs que l’historiographie ne met pas toujours en évidence. Comment arrivent, dans une autre langue, une autre culture ou un autre temps, les idées et les discours originaux d’un historien de l’art ? Quels écarts, quelles relectures, quels sens nouveaux les séparent-ils de leurs traductions ? Les essais réunis ici abordent ces questions en mettant en évidence l’irrémédiable imbrication des langues, des pratiques d’écritures, des moyens de diffusion et des acteurs de la traduction…

    21.00 €
  • Nos artistes aux colonies

    Sociétés, expositions et revues dans l'empire francais, 1851-1940.

    Si les études coloniales et postcoloniales se développent avec succès, l’histoire de l’art n’a pas encore livré une contribution significative, hormis quelques biographies. Pourtant la question d’un « art colonial », trop exclusivement abordée par le biais de ses fonctions , notamment de propagande, en métropole et dans colonies, est pourtant essentielle pour comprendre la spécificité de la culture visuelle, fruit d'un véritable système. Les essais réunis ici privilégient en conséquence l’analyse des sociétés artistiques, souvent méconnues et des modes de diffusion, salons, expositions et revues ; ils contribuent ainsi à la reconstitution indispensable  de cette production artistique coloniale, largement perdue ou inaccessible, souvent signée par des artistes spécialisés. D'Alger à Dakar, d'Hanoï à Pointe-à-Pitre, en passant par les bureaux des rédactions, s'esquissent bien des enjeux et des ambivalences de la politique impériale française. S’y lisent aussi les complexités d’un siècle qui vit à la fois l’extension coloniale maximale, des bouleversements majeurs dans la fonction sociale des arts, l’apogée d’une confrontation directe à une altérité que « nos artistes coloniaux » tendaient à la fois à exalter et à réduire à des stéréotypes.
    Cet ouvrage, réalisé dans le cadre du Centre F.G. Pariset de l'Université Bordeaux Montaigne qui poursuit des recherches sur les arts coloniaux, réunit des essais et offre d'abondantes annexes en vue de servir d'instrument de recherche pour un champ en développement.

     

    Les auteurs

    Anne-Sophie Aguilar, René-Augustin Bougourd, Adrien Eudeline, Laurent Houssais, Dominique Jarrassé, Marion Lagrange, Christelle Lozère-Bernard, Catherine Méneux.

    19.00 €