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Histoires de l'histoire de l'art

Offrir des essais qui modifient le regard sur les arts en récusant les hiérarchies, en élaborant de nouveaux objets, en remettant en question les méthodes et en en renouvelant l'historiographie.


  • ARACHNÉ

    La tapisserie a longtemps été étroitement liée à la peinture, puis à l’architecture. Elle est aujourd’hui rangée parmi les arts décoratifs qui constituent une des quatre catégories d’arts, la plus récente puisqu’elle a ainsi été désignée au cours du XIX e siècle, les trois autres plus anciennes, la peinture, la sculpture et l’architecture, composant ce qu’il est convenu d’appeler les beaux-arts. Les arts décoratifs sont définis par trois qualités : 1) leur capacité à orner, à décorer ; 2) leur fonctionnalité, les arts décoratifs sont utiles ; 3) leur caractère multiple, ce qui renvoie à la notion de reproductibilité. Ils sont généralement étudiés selon trois principes directeurs : la fonction, la technique et le style. Cet ouvrage a pour objet d’analyser la façon dont les notions fondamentales que sous-tend l’art de la tapisserie ont été utilisées dans l’écriture de l’histoire et d’étudier les conditions de l’élaboration de cette histoire, tant d’un point de vue historique, qu’institutionnel, philosophique et idéologique. Cela nécessite de replacer cette histoire au sein de l’histoire des arts décoratifs et celle-ci à l’intérieur de l’histoire de l’art. Il résulte essentiellement des travaux d’un séminaire tenu dans le cadre d’un programme de recherche en sciences humaines et sociales : « Arachné ».

    22,00 €
  • L'expressionnisme : une construction de l'autre

    France et Italie face à l'expressionnisme:

    Toute réflexion sur l’expressionnisme ne saurait se dispenser de la référence allemande ou d’envisager les échanges entre ces trois pays, car c’est à travers les expositions, comme la Biennale de Venise, et les revues que s’élaborèrent les premières définitions, mais aussi les oppositions radicales et les exclusions.Par-delà la notion d’expressionnisme, c’est aussi la construction d’une altérité radicale en termes nationalistes et racialistes qui est étudiée, comme la réduction d’une pluralité d’expériences esthétiques qui se révèlent échapper aux cadres adoptés par une histoire de l’art souvent au service des idéologies.

    Ce livre croise ainsi les points de vue de chercheurs allemands, français et italiens, nourris d'une perspective historiographique, en vue d'une déconstruction des stéréotypes et des usages de la notion d'expressionnisme, des années 1900 aux années 1970 qui lui donnèrent le statut de catégorie consacrée par l'histoire de l'art.

    Essais réunis par Dominique Jarrassé et Maria Grazia Messina de:

    - Magdalena Bushart, Technische Universität Berlin
    - Yves Chèvrefils Desbiolles, IMEC
    - Barbara Cinelli, Università di Rome Tre
    - Marie Gispert, Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne
    - Laura Iamurri, Università di Roma Tre
    - Isabelle Jansen, Fondation Gabriele Münter et Johannes Eichner, Munich
    - Dominique Jarrassé, Université de Bordeaux 3 et École du Louvre
    - Maria Grazia Messina, Università di Firenze
    - Jolanda Nigro Covre, Università di Roma I La Sapienza
    - Michael Zimmermann, Katholische Universität, Eichstaett-Ingolstadt
     

     

    22,00 €
  • Le récit de l'histoire de l'art

    Interroger l’écriture de l’histoire de l’art constitue une des préoccupations les plus délicates, encore confidentielles, de nos confrères. Si les historiens, les littéraires et les philosophes ont maintes fois réexaminé leur langage, où se place l’historien de l’art par rapport à ses mots, à ses discours ? L’organisation des faits historiques, la mise en œuvre de dispositifs rhétoriques et le choix des termes, qu’ils soient descriptifs ou analytiques, n’ont rien d’opérations gratuites. Ils sont porteurs de concepts, de lieux communs et d’intrigues que les essais réunis ici explorent. Ces derniers tracent les linéaments des écritures institutionnelles, idéologiques et narratives de l’histoire de l’art telles qu’elles ont pu se développer de la fin du XIX e siècle jusqu’aux années 1980. De la nécessaire attitude réflexive que convoque l’analyse de l’écriture émergent les enjeux méthodologiques de ce travail de déconstruction. Si la contextualisation historique est privilégiée, la sémiologie et la narratologie offrent d’autres voies possibles pour interroger le récit de l’histoire de l’art.

    21,00 €