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Catalogue


  • Nos artistes aux colonies

    Sociétés, expositions et revues dans l'empire francais, 1851-1940.

    Si les études coloniales et postcoloniales se développent avec succès, l’histoire de l’art n’a pas encore livré une contribution significative, hormis quelques biographies. Pourtant la question d’un « art colonial », trop exclusivement abordée par le biais de ses fonctions , notamment de propagande, en métropole et dans colonies, est pourtant essentielle pour comprendre la spécificité de la culture visuelle, fruit d'un véritable système. Les essais réunis ici privilégient en conséquence l’analyse des sociétés artistiques, souvent méconnues et des modes de diffusion, salons, expositions et revues ; ils contribuent ainsi à la reconstitution indispensable  de cette production artistique coloniale, largement perdue ou inaccessible, souvent signée par des artistes spécialisés. D'Alger à Dakar, d'Hanoï à Pointe-à-Pitre, en passant par les bureaux des rédactions, s'esquissent bien des enjeux et des ambivalences de la politique impériale française. S’y lisent aussi les complexités d’un siècle qui vit à la fois l’extension coloniale maximale, des bouleversements majeurs dans la fonction sociale des arts, l’apogée d’une confrontation directe à une altérité que « nos artistes coloniaux » tendaient à la fois à exalter et à réduire à des stéréotypes.
    Cet ouvrage, réalisé dans le cadre du Centre F.G. Pariset de l'Université Bordeaux Montaigne qui poursuit des recherches sur les arts coloniaux, réunit des essais et offre d'abondantes annexes en vue de servir d'instrument de recherche pour un champ en développement.

     

    Les auteurs

    Anne-Sophie Aguilar, René-Augustin Bougourd, Adrien Eudeline, Laurent Houssais, Dominique Jarrassé, Marion Lagrange, Christelle Lozère-Bernard, Catherine Méneux.

    19,00 €
  • Osiris, mécène juif et nationaliste français

    Qu’y a-t-il de commun entre offrir à l'Etat le château de Malmaison restauré, ériger une statue de Jeanne d’Arc à Nancy ou de Guillaume Tell à Lausanne, acheter un cru de Sauternes, collectionner les reliques napoléoniennes, ouvrir pour les déshérités du port de Bordeaux un « bateau-soupe », véritable ancêtre des « restos du Coeur », rêver de restaurer le Temple de Jérusalem, et à défaut, financer une huitaine de synagogues, de Paris à Tunis, ou encore léguer une trentaine de millions à l’Institut Pasteur?


    Ce sont quelques oeuvres originales d’un homme, Daniel Iffla (1825-1907), qui, sous le pseudonyme plus romanesque d’Osiris, voue sa fortune de brillant financier au mécénat, selon une mystique incarnant ses valeurs philanthropiques et nationalistes à travers un panthéon où se croisent Moïse, Jeanne d’Arc, Napoléon, Pasteur…


    Mais c’est aussi une blessure profonde, un amour de jeunesse, qui lui inspire ses fondations médicales et ce culte mélancolique de la commémoration. Romantique attardé dans la société de la Belle Époque, dont il est néanmoins une figure brillante, Osiris conserve toute sa vie le souvenir de sa femme morte en couches. Il n’écrit pas ses mémoires, mais rédige une série de testaments qui laissent entrevoir les sentiments qui l’animaient et les valeurs qu’il partageait avec un siècle dominé par la foi en la science et en l’homme, combinée chez lui avec une fidélité indéfectible au judaïsme et à sa patrie.

    25,00 €
  • Synagogues de Tunisie

    Synagogues de Tunisie, monuments d'une histoire et d'une identité

    Véritable guide et mémorial des synagogues de Tunisie, dont il dresse l'inventaire complet à travers 700 photos, plans et documents, ce livre est le fruit d'un parcours de sept ans, à la fois retour vers l'enfance, ponctué d'innombrables découvertes, et première étude systématique d'un tel ensemble en terre d'Islam, une centaine d'édifices dont 70 encore sur le terrain.

    Restituant l'histoire et la culture religieuse de ces communautés qui s'épanouirent, du XVIIe siècle aux années 1950, dans une symbiose que même le protectorat français ne put rompre, un voyage d'une extraordinaire diversité mène le lecteur du Nord, marqué par la modernité et la monumentalité à Tunis ou Bizerte, au Sud où les oasis, les montagnes et l'île de Djerba offrent des exemples fascinants  d'architecture traditionnelle, troglodytes de Matmata, villages juifs de Djerba recélant plus de vingt synagogues, en passant par celles qui demeurent cachées dans les médinas de Kairouan, Sousse ou Nabeul...


    Ce livre s'attache au regard porté sur ces synagogues et leurs fidèles, depuis les premiers voyageurs jusqu'à aujourd'hui, à l'heure d'une inéluctable patrimonialisation de ces édifices souvent abandonnés ou réaffectés, et apporte la connaissance préalable à toute sauvegarde et mise en valeur.

    Cet ouvrage est disponible en édition standard ou limitée (150 exemplaires, numéroté, signé par les auteurs et accompagné de deux tirages numérotés Noir et Blanc 20x30cm sur papier baryté Hahnemühle Fine Art Baryta 325g des synagogues de Tunis et de Tamezret).

     

    75,00 €