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Catalogue


  • ARACHNÉ

    La tapisserie a longtemps été étroitement liée à la peinture, puis à l’architecture. Elle est aujourd’hui rangée parmi les arts décoratifs qui constituent une des quatre catégories d’arts, la plus récente puisqu’elle a ainsi été désignée au cours du XIX e siècle, les trois autres plus anciennes, la peinture, la sculpture et l’architecture, composant ce qu’il est convenu d’appeler les beaux-arts. Les arts décoratifs sont définis par trois qualités : 1) leur capacité à orner, à décorer ; 2) leur fonctionnalité, les arts décoratifs sont utiles ; 3) leur caractère multiple, ce qui renvoie à la notion de reproductibilité. Ils sont généralement étudiés selon trois principes directeurs : la fonction, la technique et le style. Cet ouvrage a pour objet d’analyser la façon dont les notions fondamentales que sous-tend l’art de la tapisserie ont été utilisées dans l’écriture de l’histoire et d’étudier les conditions de l’élaboration de cette histoire, tant d’un point de vue historique, qu’institutionnel, philosophique et idéologique. Cela nécessite de replacer cette histoire au sein de l’histoire des arts décoratifs et celle-ci à l’intérieur de l’histoire de l’art. Il résulte essentiellement des travaux d’un séminaire tenu dans le cadre d’un programme de recherche en sciences humaines et sociales : « Arachné ».

    22.00 €
  • Edouard Moyse ou la peinture israélite (1827-1908)

    Édouard Moyse (1827-1908) est un peintre d’origine lorraine qui s’est attaché à développer une œuvre de genre israélite, selon la formule de l’époque. Il est le maître incontesté de ce type de peinture pratiquée en Allemagne par Moritz Oppenheim ou en Pologne par Maurycy Gottlieb. Si quelques autres peintres comme Édouard Brandon ou Alphonse Lévy ont aussi traité de scènes de la vie juive, Moyse s’en est fait une spécialité au point d’être surnommé « le peintre des rabbins ». Chantre de l’israélitisme ou franco-judaïsme, il en représente le moment fondateur, le Grand Sanhédrin institué par Napoléon en 1806, pour marquer son adhésion à cet idéal. Il a aussi donné une magnifique série de pastels sur les Juifs d’Algérie.

    Moyse traite de deux thèmes majeurs répondant à sa volonté, d’une part, de faire connaître le judaïsme et ses valeurs en les intégrant à la culture française, et, d’autre part, de défendre les Juifs face à la montée de l’antisémitisme, en recourant à des scènes historiques. Car peintre académique, il ne peut montrer directement son engagement politique, mais le transpose en présentant au Salon de 1895 Une famille juive insulte par les truands dont les commentateurs n’ont pas manqué de percevoir le message en réponse à Drumont… Moyse appartient à la même génération qu’Osiris (1825-1907) et en partage les valeurs juives et françaises.
    Jean Bernheim, esquissant un essai sur cette « peinture israélite » nous fait découvrir qu’au-delà des scènes religieuses, Moyse nourrissait l’ambition de mettre l’art au service d’un humanisme et d’une spiritualité partagée entre toutes les confessions.

    32.00 €
  • Existe-t-il un art juif ?

    Débattue depuis deux siècles, dans la France du Second Empire, en 1900 à Londres, dans la Russie révolutionnaire, à Berlin et à Vienne autour de Martin Buber et du mouvement sioniste, à Jérusalem avec les pionniers, dans le Montparnasse des années 20, à New York durant les sixties, la question « existe-t-il un art juif ? » semblerait insoluble. 

    Régulièrement, les philosophes ou les théologiens s’enlisent dans l’analyse de l’interdit de l’image et les historiens et les historiens de l’art ressassent, face au déni antisémite, les allusions archéologiques, exposent des judaïca et convoquent Modigliani, Chagall ou Barnett Newman…

    Quelle catégorie, en effet, pourrait recouvrir légitimement les antiquités bibliques, les objets de culte, des scènes de la vie du schtetl, un paysage de Pissarro et des toiles abstraites de Rothko ?

    Dominique Jarrassé interroge la question elle-même et examine pourquoi la notion d’art juif a été si souvent manipulée, pourquoi tant d’avis divergents émis. En montrant comment on a écrit l’histoire de l’art juif, il tord le cou à des appellations  comme « école juive de Paris » et dénonce l’usage fallacieux de concepts nationalistes ou biologiques comme « artistes juifs », ainsi que les dérives d’un marché florissant…

    À la lecture de cet essai, il apparaît clairement que toutes ces variations sur l’art juif, ou les arts juifs, sont d’abord des variations sur l'« être juif ».

    12.00 €
  • L'expressionnisme : une construction de l'autre

    France et Italie face à l'expressionnisme:

    Toute réflexion sur l’expressionnisme ne saurait se dispenser de la référence allemande ou d’envisager les échanges entre ces trois pays, car c’est à travers les expositions, comme la Biennale de Venise, et les revues que s’élaborèrent les premières définitions, mais aussi les oppositions radicales et les exclusions.Par-delà la notion d’expressionnisme, c’est aussi la construction d’une altérité radicale en termes nationalistes et racialistes qui est étudiée, comme la réduction d’une pluralité d’expériences esthétiques qui se révèlent échapper aux cadres adoptés par une histoire de l’art souvent au service des idéologies.

    Ce livre croise ainsi les points de vue de chercheurs allemands, français et italiens, nourris d'une perspective historiographique, en vue d'une déconstruction des stéréotypes et des usages de la notion d'expressionnisme, des années 1900 aux années 1970 qui lui donnèrent le statut de catégorie consacrée par l'histoire de l'art.

    Essais réunis par Dominique Jarrassé et Maria Grazia Messina de:

    - Magdalena Bushart, Technische Universität Berlin
    - Yves Chèvrefils Desbiolles, IMEC
    - Barbara Cinelli, Università di Rome Tre
    - Marie Gispert, Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne
    - Laura Iamurri, Università di Roma Tre
    - Isabelle Jansen, Fondation Gabriele Münter et Johannes Eichner, Munich
    - Dominique Jarrassé, Université de Bordeaux 3 et École du Louvre
    - Maria Grazia Messina, Università di Firenze
    - Jolanda Nigro Covre, Università di Roma I La Sapienza
    - Michael Zimmermann, Katholische Universität, Eichstaett-Ingolstadt
     

     

    22.00 €
  • Les débuts de l'art

    « La science de l’art doit étendre ses études à tous les peuples. »
    « Toutes les civilisations, toutes les formes d’art ont un droit égal à la science. »
    « On ne saurait excuser un savant qui de notre temps construit des théories sur l’art, sans savoir que l’art européen n’est pas le seul art qui existe, l’art en soi. »

     

    Voici  un  essai  qui,  tout  en  fondant  une  anthropologie  de  l’art, ou plutôt « des arts » comme le montre C. Breniquet dans son introduction, s’élève contre l’ethnocentrisme, contre la hiérarchisation des arts… Bien plus,  il  proclame  une  reconnaissance  de  tous  les  arts  chez  tous  les peuples,  à  toutes  les  époques  et  sous  toutes  ses  formes,  qui prend  des allures de véritable déclaration des droits de l’homme et de l’artiste.

    A  partir  de matériaux  ethnographiques  et  préhistoriques, Grosse  se propose  de  cerner  l’essence  de  l’art  du  point  de  vue  scientifique, mais fait  montre  en  même  temps  d’un  véritable  humanisme  et  d’une attention  au  croisement  des  sciences  humaines  pour  comprendre  les pratiques les plus éloignées de sa culture originelle.

    Salué  par  le musée  du Quai  Branly,  comme  «  précurseur  »  dans  le champ  des  arts  dits  primitifs,  Grosse  se  révèle  une  excellente introduction  à  toute  réflexion  sur  les  arts  actuels,  car  loin  des cloisonnements  chers  à  l’histoire  de  l’art,  il  donne  une  place  aux ornements  corporels,  à  la  danse,  à  la  poésie,  aux  pratiques  jugées « primitives » et qui aujourd’hui renouvellent la scène artistique hors des musées et hors de l’Occident.

    19.00 €
  • Nos artistes aux colonies

    Sociétés, expositions et revues dans l'empire francais, 1851-1940.

    Si les études coloniales et postcoloniales se développent avec succès, l’histoire de l’art n’a pas encore livré une contribution significative, hormis quelques biographies. Pourtant la question d’un « art colonial », trop exclusivement abordée par le biais de ses fonctions , notamment de propagande, en métropole et dans colonies, est pourtant essentielle pour comprendre la spécificité de la culture visuelle, fruit d'un véritable système. Les essais réunis ici privilégient en conséquence l’analyse des sociétés artistiques, souvent méconnues et des modes de diffusion, salons, expositions et revues ; ils contribuent ainsi à la reconstitution indispensable  de cette production artistique coloniale, largement perdue ou inaccessible, souvent signée par des artistes spécialisés. D'Alger à Dakar, d'Hanoï à Pointe-à-Pitre, en passant par les bureaux des rédactions, s'esquissent bien des enjeux et des ambivalences de la politique impériale française. S’y lisent aussi les complexités d’un siècle qui vit à la fois l’extension coloniale maximale, des bouleversements majeurs dans la fonction sociale des arts, l’apogée d’une confrontation directe à une altérité que « nos artistes coloniaux » tendaient à la fois à exalter et à réduire à des stéréotypes.
    Cet ouvrage, réalisé dans le cadre du Centre F.G. Pariset de l'Université Bordeaux Montaigne qui poursuit des recherches sur les arts coloniaux, réunit des essais et offre d'abondantes annexes en vue de servir d'instrument de recherche pour un champ en développement.

     

    Les auteurs

    Anne-Sophie Aguilar, René-Augustin Bougourd, Adrien Eudeline, Laurent Houssais, Dominique Jarrassé, Marion Lagrange, Christelle Lozère-Bernard, Catherine Méneux.

    19.00 €
  • Osiris, mécène juif et nationaliste français

    Qu’y a-t-il de commun entre offrir à l'Etat le château de Malmaison restauré, ériger une statue de Jeanne d’Arc à Nancy ou de Guillaume Tell à Lausanne, acheter un cru de Sauternes, collectionner les reliques napoléoniennes, ouvrir pour les déshérités du port de Bordeaux un « bateau-soupe », véritable ancêtre des « restos du Coeur », rêver de restaurer le Temple de Jérusalem, et à défaut, financer une huitaine de synagogues, de Paris à Tunis, ou encore léguer une trentaine de millions à l’Institut Pasteur?


    Ce sont quelques oeuvres originales d’un homme, Daniel Iffla (1825-1907), qui, sous le pseudonyme plus romanesque d’Osiris, voue sa fortune de brillant financier au mécénat, selon une mystique incarnant ses valeurs philanthropiques et nationalistes à travers un panthéon où se croisent Moïse, Jeanne d’Arc, Napoléon, Pasteur…


    Mais c’est aussi une blessure profonde, un amour de jeunesse, qui lui inspire ses fondations médicales et ce culte mélancolique de la commémoration. Romantique attardé dans la société de la Belle Époque, dont il est néanmoins une figure brillante, Osiris conserve toute sa vie le souvenir de sa femme morte en couches. Il n’écrit pas ses mémoires, mais rédige une série de testaments qui laissent entrevoir les sentiments qui l’animaient et les valeurs qu’il partageait avec un siècle dominé par la foi en la science et en l’homme, combinée chez lui avec une fidélité indéfectible au judaïsme et à sa patrie.

    25.00 €
  • Synagogues de Tunisie

    Synagogues de Tunisie, monuments d'une histoire et d'une identité

    Véritable guide et mémorial des synagogues de Tunisie, dont il dresse l'inventaire complet à travers 700 photos, plans et documents, ce livre est le fruit d'un parcours de sept ans, à la fois retour vers l'enfance, ponctué d'innombrables découvertes, et première étude systématique d'un tel ensemble en terre d'Islam, une centaine d'édifices dont 70 encore sur le terrain.

    Restituant l'histoire et la culture religieuse de ces communautés qui s'épanouirent, du XVIIe siècle aux années 1950, dans une symbiose que même le protectorat français ne put rompre, un voyage d'une extraordinaire diversité mène le lecteur du Nord, marqué par la modernité et la monumentalité à Tunis ou Bizerte, au Sud où les oasis, les montagnes et l'île de Djerba offrent des exemples fascinants  d'architecture traditionnelle, troglodytes de Matmata, villages juifs de Djerba recélant plus de vingt synagogues, en passant par celles qui demeurent cachées dans les médinas de Kairouan, Sousse ou Nabeul...


    Ce livre s'attache au regard porté sur ces synagogues et leurs fidèles, depuis les premiers voyageurs jusqu'à aujourd'hui, à l'heure d'une inéluctable patrimonialisation de ces édifices souvent abandonnés ou réaffectés, et apporte la connaissance préalable à toute sauvegarde et mise en valeur.

    Cet ouvrage est disponible en édition standard ou limitée (150 exemplaires, numéroté, signé par les auteurs et accompagné de deux tirages numérotés Noir et Blanc 20x30cm sur papier baryté Hahnemühle Fine Art Baryta 325g des synagogues de Tunis et de Tamezret).

     

    75.00 €