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Direction L. Houssais et D. Jarrassé

Laurent Houssais, maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne, consacre essentiellement ses recherches à la critique d’art - abordant des auteurs comme André Fontainas, auquel il a consacré sa thèse de doctorat (2003), Théodore de Banville ou les frères Goncourt -, en lien avec l’histoire de l’histoire de l’art. Il s’intéresse par extension à tout ce qui contribue à animer la vie artistique et le marché de l’art au XIXe siècle, des revues aux sociétés. On lui doit également le catalogue de l’exposition
Georges-Antoine Rochegrosse (1859-1938), les fastes de la décadence, publié à l’occasion de la première exposition monographique consacrée à l’artiste (Moulins, musée Anne-de-Beaujeu, 2013-2014).

Dominique Jarrassé  est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université de Bordeaux et à l’École du Louvre. Il a fait ses études à Nancy, sa thèse à Paris IV sur L'architecture thermale en France entre 1800 et 1850 et son HDR sur L'Architecture des synagogues en France au XIXe siècle. A été chercheur à l’Institut Français d'Architecture pour l'exposition Villes d'eaux en France (1983-1985), puis maître de conférences à l’Université de Clermont-Ferrand. Commissaire de plusieurs expositions dont Le Temps des Synagogues en France 1791-1914 au Musée d’Orsay (1991). Ses travaux concernent l’art et l’architecture du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, particulièrement les synagogues et l’art juif. A publié divers ouvrages comme L’Age d’or des synagogues (1991), Rodin (1993), L’art des jardins parisiens (2002), Existe-t-il un art juif ? (2006 ; réed. 2013), en collaboration avec Colette Bismuth-Jarrassé,  Synagogues de Tunisie (2010)… Il aborde aussi des questions touchant à l’historiographie de ces domaines, aux relations de l’art et de l’anthropologie, en particulier à travers la notion d'art colonial.


  • Nos artistes aux colonies

    Sociétés, expositions et revues dans l'empire francais, 1851-1940.

    Si les études coloniales et postcoloniales se développent avec succès, l’histoire de l’art n’a pas encore livré une contribution significative, hormis quelques biographies. Pourtant la question d’un « art colonial », trop exclusivement abordée par le biais de ses fonctions , notamment de propagande, en métropole et dans colonies, est pourtant essentielle pour comprendre la spécificité de la culture visuelle, fruit d'un véritable système. Les essais réunis ici privilégient en conséquence l’analyse des sociétés artistiques, souvent méconnues et des modes de diffusion, salons, expositions et revues ; ils contribuent ainsi à la reconstitution indispensable  de cette production artistique coloniale, largement perdue ou inaccessible, souvent signée par des artistes spécialisés. D'Alger à Dakar, d'Hanoï à Pointe-à-Pitre, en passant par les bureaux des rédactions, s'esquissent bien des enjeux et des ambivalences de la politique impériale française. S’y lisent aussi les complexités d’un siècle qui vit à la fois l’extension coloniale maximale, des bouleversements majeurs dans la fonction sociale des arts, l’apogée d’une confrontation directe à une altérité que « nos artistes coloniaux » tendaient à la fois à exalter et à réduire à des stéréotypes.
    Cet ouvrage, réalisé dans le cadre du Centre F.G. Pariset de l'Université Bordeaux Montaigne qui poursuit des recherches sur les arts coloniaux, réunit des essais et offre d'abondantes annexes en vue de servir d'instrument de recherche pour un champ en développement.

     

    Les auteurs

    Anne-Sophie Aguilar, René-Augustin Bougourd, Adrien Eudeline, Laurent Houssais, Dominique Jarrassé, Marion Lagrange, Christelle Lozère-Bernard, Catherine Méneux.

    19,00 €