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Les débuts de l'art

Ref.: grosse

Ernst Grosse (introduction de C. Breniquet)

Cet essai fonde une anthropologie des arts en mettant au même rang l’art européen, les arts dits primitifs et préhistoriques, mais aussi toutes les formes d’art, de l’ornement corporel à la danse et à la sculpture. En s’appuyant sur les arts des peuples chasseurs, Grosse ose bouleverser les hiérarchies établies et, par delà, mettre en cause les savoirs occidentaux au profit d’une vision de l’art comme fondement d’une humanité une et indivisible.

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« La science de l’art doit étendre ses études à tous les peuples. »
« Toutes les civilisations, toutes les formes d’art ont un droit égal à la science. »
« On ne saurait excuser un savant qui de notre temps construit des théories sur l’art, sans savoir que l’art européen n’est pas le seul art qui existe, l’art en soi. »

 

Voici  un  essai  qui,  tout  en  fondant  une  anthropologie  de  l’art, ou plutôt « des arts » comme le montre C. Breniquet dans son introduction, s’élève contre l’ethnocentrisme, contre la hiérarchisation des arts… Bien plus,  il  proclame  une  reconnaissance  de  tous  les  arts  chez  tous  les peuples,  à  toutes  les  époques  et  sous  toutes  ses  formes,  qui prend  des allures de véritable déclaration des droits de l’homme et de l’artiste.

A  partir  de matériaux  ethnographiques  et  préhistoriques, Grosse  se propose  de  cerner  l’essence  de  l’art  du  point  de  vue  scientifique, mais fait  montre  en  même  temps  d’un  véritable  humanisme  et  d’une attention  au  croisement  des  sciences  humaines  pour  comprendre  les pratiques les plus éloignées de sa culture originelle.

Salué  par  le musée  du Quai  Branly,  comme  «  précurseur  »  dans  le champ  des  arts  dits  primitifs,  Grosse  se  révèle  une  excellente introduction  à  toute  réflexion  sur  les  arts  actuels,  car  loin  des cloisonnements  chers  à  l’histoire  de  l’art,  il  donne  une  place  aux ornements  corporels,  à  la  danse,  à  la  poésie,  aux  pratiques  jugées « primitives » et qui aujourd’hui renouvellent la scène artistique hors des musées et hors de l’Occident.

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Ernst Grosse (introduction de C. Breniquet)

Ernst Grosse (Stendal, 29/07/1862-Fribourg, 26/01/1927) reçoit une formation philosophique à l’Université de Halle ; en 1889, il devient Privatdozent en ethnologie à l’Université de Fribourg-en-Brisgau où il donne des cours sur les « arts primitifs », et intègre le conseil du musée municipal. Après la parution des Débuts de l’art (1894), traduit en anglais dès 1897 et en français en 1902, il devient professeur hors cadres et voyage en Europe. Il poursuit son œuvre dans le domaine de l’anthropologie : Die Formen der Familie und die Formen der Wirthschaft (1896), mais privilégie le domaine de l’art (Kunstwissenschaftliche Studien, 1900). Il constitue avec sa mère adoptive, Marie Meyer, et grâce à l’amitié du célèbre marchand installé à Paris Hayashi Tadamasa une remarquable collection d’objets d’art d’Extrême-Orient. Il jouera un rôle clé dans la constitution des collections asiatiques du musée de Berlin. Il se spécialise comme sinologue, donne des cours sur l’art japonais. En 1907, il séjourne en Chine et au Japon, et en 1913 épouse une Japonaise, Yasuko. L’essentiel de sa carrière est  dès lors consacré à l’art asiatique : Die ostasiatische Tuschmalerei, chez B. Cassirer (1923), dédié à sa femme, connaît aussi une version française, Le Lavis en Extrême-Orient chez Crès. Raymond Kœchlin, dans ses Souvenirs d’un vieil amateur d’art d’Extrême-Orient (1930), vit en lui « un des hommes les plus raffinés » qu’il ait connus, ajoutant : «  Il avait publié un admirable  travail sur les Débuts de l’art quand la rencontre de Hayashi décida de sa vocation de japonisant. » Ainsi, derrière la sécheresse, traditionnellement attribuée à l’érudition allemande, se cachait un esthète passionné.

Catherine Breniquet est professeur d’Histoire de l’art et d’archéologie de l’Antiquité à l’Université Blaise-Pascal (Clermont II) depuis 2008, après avoir été maître de conférences à l'Université de Bordeaux 3 de 1997 à 2008. Membre de l’équipe d'accueil 1001, Centre d'Histoire "Espaces et Cultures". Archéologue, spécialisée dans l’étude des premières sociétés villageoises et étatiques de Mésopotamie, elle s’attache à développer des approches anthropologiques et comparées afin de dépasser la matérialité des sources archéologiques. Elle vient de publier  Essai sur le tissage en Mésopotamie, des premières communautés sédentaires au milieu du IIIe millénaire avant J.-C., de Boccard, Paris, 2008 (Travaux de la Maison René-Ginouvès, 5).